Tout le monde arrive au fur et à mesure, pour beaucoup d'entre nous c'est repos, ça s'étire, ça décrasse, pendant que les plus motivés tapent accros et sauts de chats. L'arrivée des Speeders, tant attendue, motivera un peu plus de monde et nous avons juste le temps de constater que c'est mecs débarquent d'une autre planète que nous prenons la direction de l'Allemagne.
Et c'est là le seul point noir du week end : la majorité était véhiculée, une partie non. Par conséquent, après 3 correspondances et l'attente imaginable des transports en commun un dimanche, on a à peine le temps d'arriver sur le spot que l'on doit déjà repartir pour combler notre appétit. Pour ne rien changer, ce sera menu équilibré : Mac Do. Pas de temps laissé à la digestion, accompagné des speeders et de deux strasbourgeois, je tape une bonne press comme j'en ai peu faite depuis longtemps (peut-être même une des plus difficiles). Par la suite, on retourne au spot sur lequel j'étais, avec quelques autres traceurs, arrivé avec du retard. Le cadre est joli, au milieu de l'herbe et au bord de l'eau. Mais la fatigue me poussera à passer plus de temps derrière mon appareil photo que devant. C'est alors que le groupe décide de rejoindre notre pays natal pour aller au spot sur lequel nous étions la veille, à savoir « le Béton ». Et encore une fois, gros point noir : je suis contraint, avec d'autres traceurs, d'utiliser les transports en commun. A la limite je m'en fous, mais pour arriver sur place et constater que les traceurs véhiculés étaient déjà partis à cause de la pluie, là oui ça me fout les boules... Bref, un manque de communication qui me permettra de visiter les tramways de Strasbourg, à défaut de profiter des spots. Rien de bien grave en somme, mais je regrette de ne pas avoir pu dire au revoir aux traceurs non-présents avec moi (la majorité) étant donné que la balade en tramway m'a fait perdre du temps précieux et que l'heure de départ se rapprochait grandement.
Direction la gare donc, pour un retour aussi long que l'aller. Malgré tout, il fût beaucoup plus difficile, notamment à cause de la correspondance à Lyon. Mais le plus éprouvant a incontestablement été le trajet Lyon-Nice : froid, impossibilité de m'endormir du fait de l'inclinaison limitée du siège. J'ai dû essayer toutes les positions possibles et inimaginables, une sorte de Kamasoutra du siège (mon ex pouvant même légitimement jalouser ce dernier), mais je n'ai jamais pu m'endormir confortablement. J'enviais mes compagnons de wagon à qui il suffisait de croiser les bras et de fermer les yeux pour trouver le sommeil... Heureusement, à partir de Saint-Raphaël, 2 sièges à côtés se libèrent. J'y prends mes aises, avec mon sac en guise d'oreiller et à partir de là, plus rien ne me réveillera mise à part l'aimable passagère pour m'avertir que nous étions arrivés en gare de Nice.
Le retour jusqu'à chez moi fût lui aussi difficile, mais ça en valait tellement la peine tant j'ai passé un week end hors norme. De belles rencontres, du bon Parkour, de bons délires, vivement la prochaine !!!
