Parkourday à Strasbourg

Parkourday à Strasbourg
Il est donc tard mais peu importe, on est là pour profiter, direction un très bon spot : « le Béton ». C'est pas très grand, mais tous ces murets proches les uns des autres permettent une telle multitude de mouvements et combinaisons que mon imagination et moi pourraient y passer des journées entières. Comme l'endroit vaut vraiment le coup, j'envoi quelques trucs, mais comme la plupart des présents, les jambes sont lourdes et la fatigue se fait ressentir. A noter un bon saut de chat, sur lequel le sol aura raison de mon avant-bras... Plus on avance dans la nuit et moins ça bouge : le spot se transforme alors en salon de thé, ça discute pas mal et alors que le sommeil approche, on rentre chez Nicolas, l'aimable traceur strasbourgeois qui nous hébergera, Anthony, Bertrand (venus de Paris) et moi. L'accueil est chaleureux, on nous offre à manger et on nous sert à boire. Après une bonne douche, on s'attarde pas, c'est direct au lit. En ce qui concerne cette nuit passée avec ces 2 hommes, je ne m'exprimerai pas, tout restera entre nous <3 (^^). Le réveil est difficile est c'est doucement que nous prenons la direction de la salle de gym, où est fixé le RDV du dimanche matin.

Tout le monde arrive au fur et à mesure, pour beaucoup d'entre nous c'est repos, ça s'étire, ça décrasse, pendant que les plus motivés tapent accros et sauts de chats. L'arrivée des Speeders, tant attendue, motivera un peu plus de monde et nous avons juste le temps de constater que c'est mecs débarquent d'une autre planète que nous prenons la direction de l'Allemagne.

Et c'est là le seul point noir du week end : la majorité était véhiculée, une partie non. Par conséquent, après 3 correspondances et l'attente imaginable des transports en commun un dimanche, on a à peine le temps d'arriver sur le spot que l'on doit déjà repartir pour combler notre appétit. Pour ne rien changer, ce sera menu équilibré : Mac Do. Pas de temps laissé à la digestion, accompagné des speeders et de deux strasbourgeois, je tape une bonne press comme j'en ai peu faite depuis longtemps (peut-être même une des plus difficiles). Par la suite, on retourne au spot sur lequel j'étais, avec quelques autres traceurs, arrivé avec du retard. Le cadre est joli, au milieu de l'herbe et au bord de l'eau. Mais la fatigue me poussera à passer plus de temps derrière mon appareil photo que devant. C'est alors que le groupe décide de rejoindre notre pays natal pour aller au spot sur lequel nous étions la veille, à savoir « le Béton ». Et encore une fois, gros point noir : je suis contraint, avec d'autres traceurs, d'utiliser les transports en commun. A la limite je m'en fous, mais pour arriver sur place et constater que les traceurs véhiculés étaient déjà partis à cause de la pluie, là oui ça me fout les boules... Bref, un manque de communication qui me permettra de visiter les tramways de Strasbourg, à défaut de profiter des spots. Rien de bien grave en somme, mais je regrette de ne pas avoir pu dire au revoir aux traceurs non-présents avec moi (la majorité) étant donné que la balade en tramway m'a fait perdre du temps précieux et que l'heure de départ se rapprochait grandement.

Direction la gare donc, pour un retour aussi long que l'aller. Malgré tout, il fût beaucoup plus difficile, notamment à cause de la correspondance à Lyon. Mais le plus éprouvant a incontestablement été le trajet Lyon-Nice : froid, impossibilité de m'endormir du fait de l'inclinaison limitée du siège. J'ai dû essayer toutes les positions possibles et inimaginables, une sorte de Kamasoutra du siège (mon ex pouvant même légitimement jalouser ce dernier), mais je n'ai jamais pu m'endormir confortablement. J'enviais mes compagnons de wagon à qui il suffisait de croiser les bras et de fermer les yeux pour trouver le sommeil... Heureusement, à partir de Saint-Raphaël, 2 sièges à côtés se libèrent. J'y prends mes aises, avec mon sac en guise d'oreiller et à partir de là, plus rien ne me réveillera mise à part l'aimable passagère pour m'avertir que nous étions arrivés en gare de Nice.

Le retour jusqu'à chez moi fût lui aussi difficile, mais ça en valait tellement la peine tant j'ai passé un week end hors norme. De belles rencontres, du bon Parkour, de bons délires, vivement la prochaine !!!

# Posté le samedi 16 mai 2009 15:09

Modifié le dimanche 21 juin 2009 12:31

Parkourday à Strasbourg

Parkourday à Strasbourg
Vendredi soir. Je prends la direction de Strasbourg pour un rassemblement qui s'annonce assez important aussi bien au niveau quantitatif que qualitatif. Le long trajet (13 heures) se fera en train couchette. Vous imaginez bien quelles sont les espérances d'un jeune célibataire de 19 ans lorsque l'on évoque la notion de « train couchette ». Il n'en sera rien, mes compagnons de couchette étant 2 couples, la cinquantaine allégrement dépassée... La nuit se passe plutôt bien, certes mon sommeil est quelque peu dérangé par les ronflements de mon voisin du-dessus mais je m'y accommode, cela faisant partie des aléas de mon mode de voyage.

Comme prévu, j'arrive à l'heure exacte à la gare de Strasbourg. Esseulé, j'appelle l'organisateur du Parkourday à plusieurs reprises (j'aurai pu appeler pendant longtemps, il s'avère qu'il s'est trompé en me donnant son numéro) avant de le voir débarquer devant moi, accompagné d'un traceur, venu lui aussi de loin (Melvin, de Nantes). La matinée se passe tranquillement, on récupère un peu tout le monde à droite à gauche. Je suis très vite mis au parfum du jeu du week end par Melvin, qui consiste à devoir exécuter 10 pompes à l'endroit où l'on se trouve, lorsqu'on regarde dans le trou formé par la main d'un camarade. Ce jeu sympa dura jusqu'au dimanche soir et dans les endroits les plus délicats (Mac Do, tramway, bus). En début d'après midi, on commence à être au complet et c'est alors à ce moment qu'on choisit de s'attabler à ce traditionnel fast-food qui peut-être deviendra par la suite un sponsor officiel des Parkourdays, tant il nous est indispensable.
Chacun fait un peu connaissance, d'entrée et même si on se connaît à peine, ça déconne beaucoup. C'est ça qui fait la particularité du Parkour. Pas de compétition, pas de sale ambiance, tout le monde déconne avec tout le monde, des délires voient le jour, ça respire la joie et la bonne humeur.

Pour ce premier après-midi, le temps est radieux, grand soleil, grosse chaleur, ainsi je ne suis pas dépaysé, contrairement aux parisiens ou strasbourgeois (xD). D'ailleurs de nombreux coups de soleils en témoigneront, notamment les magnifiques épaules de Bertrand couleur homard (et le dos de la Miss Audrey). D'entrée ça part un peu dans tous les sens, ça envoi du bon aussi bien en Parkour qu'en acro et même si ces dernières ne m'attirent pas, force est de reconnaître que les présents géraient plutôt bien. En résumé on passe un très bon aprem, on bouge sur plusieurs spots assez sympas, mais dommage qu'ils soient un peu trop éloignés les un des autres.

La fin d'aprem se fait sentir, les jambes commencent à être lourdes, l'estomac quant à lui commence à être vide. Sur le chemin qui nous mène à la salle de gym, des délires en tous genres et notamment la traque des strasbourgeoises qui restera mémorable, même si au regard d'une d'entre elles, je compris vite qu'il ne fallait pas m'attarder plus longtemps... A la salle de gym, chacun laisse libre cours à ses envies. Certains travaillent leurs acros, d'autres leur Parkour, pendant que d'autres insistent sur leur physique. Même si je ne suis pas fan du travail en salle, il faut reconnaître que ça a du bon, ça permet de se faire un peu plaisir et de lancer des mouvements que l'on n'aurait pas forcément faits en extérieur. Pour l'occasion je renoue avec quelques acros, il fallait filmer, ça ne se reproduira pas de si tôt !!

L'appétit est comblé par un barbecue à des tarifs très abordables. Merci à l'association strasbourgeoise, c'était vraiment au top. Il fait si bon que beaucoup mangeront torse nu, pieds nus, attablés dans un petit espace d'herbe : vraiment super. Chacun discute, va d'une table à l'autre, échange ses impressions, fait connaissance, bref une ambiance excellente. Une fois tout le monde rassasié, la soirée est loin d'être finie dans la mesure où il reste à certains de l'énergie à dépenser...

# Posté le vendredi 15 mai 2009 10:04

Modifié le samedi 16 mai 2009 15:12

Le retour d'un lyonnais à Nice

Le retour d'un lyonnais à Nice
Quelques heures avant mon départ pour Strasbourg, je rejoins Loïc, tout fraîchement arrivé de Lyon, pour une session qui s'annonce légère en ce qui me concerne. Quant à Loïc, qui, je le rappelle, n'a pas pu aller à Strasbourg (^^), l'objectif sera de comparer son évolution sur les mêmes spots et ce près d'un an après son premier passage en terre niçoise.

Et il faut avouer que le bilan est très positif. Des progrès significatifs, des mouvements qui tendent à être fluides, des automatismes qui apparaissent. Bref, on sent que l'année d'entraînement a été sérieuse et régulière. Seul chose à redire, un léger manque de confiance sur des sauts pourtant à sa portée mais c'est tout à fait normal, compte tenu de la hauteur à laquelle ils devaient êtres réalisés.
Le physique commence aussi à venir, des planches certes enroulées, mais 3 planches quand même, ce qui n'est pas à la portée de tout le monde. Autre point important : le bon esprit de l'ami Loïc. En effet, beaucoup de traceurs ont eu un niveau honorable mais couplé avec l'esprit du festival de Cannes. Ce qui est loin d'être le cas de notre traceur Lyonnais, quand bien même il récolterait le numéro d'une fille en pleine session (cf. l'épisode Jennifer). Ben oui, il ne les cherche pas, elles viennent à lui... Sacré Beau Gosse ;-)
Au-delà du bronzage made in Lyon de Loïc, j'ai pu apprécier les beaux sauts de bras qu'il a lancés, ratés avec le t-shirt, mais réussis une fois celui-ci ôté. C'est clair que le poids du T-shirt fait toute la différence, prochaine session je me mets à poil, avis aux amatrices de grimper à la corde.
Pour ma part, la session a été paisible, ne voulant pas me fatiguer pour le Parkourday de Strasbourg auquel, je le rappelle, Loïc n'a pu se rendre (xD). Quelques étirements, quelques équilibres, 5 planches trankillou, histoire d'entretenir le cubi et de constater par la suite, la musculature (limite inquiétante) d'un groupe électrogène en pleine action.
Aussi cette session paisible m'a-t-elle permis de mitrailler et de filmer, immortalisant ces instants si particuliers.

En conclusion, un bon aprem, toujours sympa de recevoir des traceurs venus d'ailleurs, et encore plus de constater leur progrès. On se revoit bientôt, en espérant que les sauts de bras sur lesquels tu as bloqués ne soient plus qu'une formalité :-).

# Posté le mercredi 13 mai 2009 06:50

Marseille nous rend visite

Marseille nous rend visite
Même si les marseillais ont déjà rédigé un compte rendu (très sympa au passage) de cette belle journée, nous voulions garder nous aussi une trace de cette session, avec une touche personnelle qui caractérise les traceurs niçois.

Dimanche 21 Décembre. Sûrement pour échapper au froid qui s'abat sur la région marseillaise, Antoine, Billel, Damien et Gaëlle décidèrent de venir (ou revenir pour certains) faire un tour chez nous. De notre côté, et malgré quelques appels téléphoniques de dernière minute, peu de présents, on était 3: Nico et Antho (enfin 2, mais deux hommes et demi). Comme toute bonne journée Parkour, le repas du midi est équilibré : Mac Do. Une fois les hamburgers terminés, c'est avec la frite que nous attaquons la session. L'échauffement est lent, difficile, à l'image de la digestion.
Le temps est au beau fixe, grand ciel bleu, beau soleil, la température ne laisse pas imaginer que nous sommes à cette période de l'année : en témoignent les marseillais qui tracerons en T-shirt. Quant à nous, nous préférons garder nos sweets capuches (ghetto style).
La journée se déroule tranquillement, dans une ambiance excellente, ça rigole, ça papote, mais ça trace quand même. Sans trop rentrer les détails, on s'attendait à du très lourd de la part d'Antoine, on l'a eu. Un gros niveau, homogène, il envoie des trucs auxquels nous n'avions jamais pensé... On s'attendait également à une chute de notre ami Billel, on l'a eue : demandez-lui, il s'exécute. Faut être fou pour se lancer sur des trucs de malade comme il le fait, mais on dira que c'est ce qui fait son charme. C'est-à-dire qu'il peut rester discret un certain temps et puis d'un seul coup, sans prévenir, il envoi un 360° là où ma conscience m'empêcherai d'y aller en saut de détente. C'était sympa de te revoir Bibi ;-). Et puis enfin Damien, qu'on ne connaissait pas. Une très bonne découverte. Comme Antoine, un niveau homogène, à l'aise de partout, une bonne technique et une fluidité qui sort de l'ordinaire. Je retiendrai surtout le ratio niveau/temps de pratique qui est assez impressionnant...
De notre côté, Nico nous a gratifié de son style inimitable, notamment sur quelques bonnes grimpettes dont il a le secret. Sans trop forcer, il sait répondre présent pour montrer ce dont il est capable. A la fois consternant et motivant. A l'échauffement, la Galinette était plutôt fainéante mais s'est remotivée par la suite en assurant ce qu'elle savait faire (y compris la papayou dance) et a passé autant de temps devant que derrière l'objectif. Et oui, on y est à l'année ici, je pouvais me permettre de mitrailler, j'allais pas être tout fou non plus hein... (LOL).
Enfin, Gaëlle, qui n'est pas une traceuse mais qui contribue fortement aux groupes par tout son travail que je qualifierai de « logistique ». Fille de GPS, elle a su répondre aux besoins d'un pilote quelque peu dérouté. Encore merci pour les photos et les vidéos qui nous permettent de garder une trace de tout ça.

La fin de session ressemblera plus à une visite touristique qu'à un véritable entraînement. C'est d'ailleurs à ce moment là que nous rejoint Daniel, dont la réputation de touriste qui s'est forgée à Fréjus ne fera que s'accentuer ;-). Photos souvenirs, bavardages, délires en tous genres, les marseillais apprécieront la vue unique sur la Baie des Anges (la routine pour nous... xD). Une descente du château tout en douceur pour un retour à la maison, court pour certains, mais plus long et difficile pour d'autres...

L'essentiel est là. Une bonne journée de plus, on a vu de belles choses dans une ambiance bien décontractée comme on aime. A refaire. Encore merci aux marseillais d'avoir fait le déplacement et à bientôt !!


Nice Spirit

# Posté le mardi 20 janvier 2009 11:58

Modifié le mardi 20 janvier 2009 12:44

Le Travail au corps

Le Travail au corps
Pour bien comprendre, commençons par poser les bases. Savez-vous ce qu'est le lobbying ?
« Le lobbying est une activité qui consiste à procéder à des interventions destinées à influencer directement ou indirectement toute intervention ou décision des pouvoirs publics. »
Plus concrètement, «Le mot lobby désigne à la fois le lieu où s'expriment les groupes d'intérêts et ces groupes eux-mêmes. Ces groupes interviennent souvent dans les espaces étroitement liés aux médias afin d'influencer les journalistes (...) et d'y faire entendre leurs revendications ».
Le lobbying est donc la pratique qui consiste à entreprendre des activités afin d'influencer un responsable sur une action souhaitée.

Sans avoir la prétention de maîtriser cette pratique, nous dirons que nous sommes les adeptes d'une activité similaire que nous appellerons « Le Travail au corps ».

Notre plus bel exercice de Travail au corps a été effectué à Fréjus, pour la venue des journalistes de M6. Il faut bien dire que lors de cette journée, la pokémonisation du Parkour et les plusieurs blessés nous ont bien permis de travailler au corps. Mais quand même, la tâche ne fut pas si simple, la faute notamment à une gazelle qui se sentit pousser des ailes à la vue d'une caméra...

Tout d'abord, plusieurs attaques au corps, en coulisses, ont permis à Nico de faire passer le message, le bon message. D'autres attaques de la part d'Antho cette fois, plus indirectes, plus en douceur, ont contribué à ce travail de longue haleine. Et pour finir, Chris, avec la finesse que tout le monde lui connaît, fit clairement comprendre son mécontentement au sujet des « entrées de garages » et clama ainsi haut et fort sa vision du Parkour (vidéo à l'appui).

Bien entendu je ne fais que résumer, nous n'allons pas exposer publiquement nos techniques d'approche, cela va de soi. Toujours est-il que nous pensons avoir réussi notre mission dans la mesure où les Nice Spirit repartirons de Fréjus avec la carte de visite du journaliste en poche.

La Palme d'or revient à Nico, pour l'ensemble de son œuvre et notamment pour cette attaque pleine de malice : « Tu passeras le bonjour à David Belle de notre part ». Magnifique. A montrer dans toutes les écoles.

Cependant, il nous reste des progrès évidents dans ce domaine. En effet, Antho et Nico ont travaillé Chris une bonne partie de l'après-midi et sur le chemin du retour, mais en vain. Ce dernier étant une proie difficile, nous n'avons pas réussi à atténuer son mécontentement...

Voilà, nous attendons patiemment la diffusion du reportage afin de voir si notre Travail au corps s'est avéré payant.

Pour résumer, la photo parle d'elle-même: Nico au milieu des 3 journalistes, avec un sourire qui en dit long... :-)

Le mot de la fin : « Appelle moi Papa ».



PS : A prendre au 38ème degré, c'est ça qu'est bon !!! ;-)

# Posté le lundi 29 septembre 2008 05:18

Modifié le lundi 29 septembre 2008 05:32